Archive for novembre 2009

L’hexagonalité de l’Amour …

novembre 25, 2009

   Robert Doisneau en fit plusieurs clichés. Le cinéma mondial nous l’envie. Un grand nombre de couples l’échafaude, le massacre, et parfois le réussisse. Il fait la réputation des ressortissants de l’hexagone à l’étranger. Il est le cumule du glamour, de l’élégance, du charme et de l’arrogance française. Le French Kiss.

   Bien qu’il ne faille pas obligatoirement avoir la nationalité tricolore pour le réussir, ce baiser a un goût de bonheur hexagonal lorsque nous le donnons, le recevons ou plutôt … le partageons ! Car il s’agit bien ici d’un partage. Le premier est toujours le plus magique : Sous la pluie fine dans un parc, un pull posé négligemment sur les épaules lors d’un séjour linguistique (cf. « à nous les petites anglaises » de Michel Lang). En dansant lors de l’une de nos premières soirées de lycéen. Dans le hangar à paille du fermier du village avec la petite voisine lors des vacances chez grand-mère… Chacun pourrait citer son propre exemple de cadre, mais le ressenti est certainement presque toujours le même.

   Ce baiser d’amoureux, autrefois désigné comme baiser florentin, aujourd’hui par l’anglicisme « french kiss », fait de nous le haut du podium des « lovers ». Cet échange corporel qui ne peut avoir lieu sans l’once d’un sentiment. Il exprime parfaitement le désir. Il est essentiellement un jeu quelque peu bestial de deux êtres. C’est encore une activité où le français domine et qui fait de lui son rayonnement à travers le monde. N’en déplaise aux étudiants qui partent en Erasmus, il devient alors un atout indéniable pour faire des rencontres et parfaire la langue…

Benjamin GUYOT

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65 cm de bonheur crousti-tendre ! ! !

novembre 13, 2009

cliché français   À quoi ressemble un français ? Si nous posons cette question à un étranger il nous répondra certainement par un cliché : un individu de type caucasien, une bouteille de vin rouge à la main, un béret (basque) vissé sur la tête et une baguette de pain blanc sous le bras… Cette image fait partie du rayonnement culturel de la France et je m’attarderai aujourd’hui sur ce dernier élément : la baguette.

   Délice à la croûte dorée et la mie tendre, la baguette est l’apanage du petit bonheur quotidien français. Sortie du four, elle présente alors plusieurs avantages non négligeables et ceci peut importe la saison. Chaude, elle réchauffe les mains et le corps. Odorante, elle éveille l’appétit. Qui, petit enfant, n’a jamais reçu de la main maternelle le croûton rompu en sortant de la boulangerie comme goûter sur le pouce ? Cette sympathique manie se perpétue d’ailleurs et augmente la taille du quignon au fur et à mesure que l’individu vieillit. Il est alors vivement conseillé d’en acheter au moins deux, puisqu’a priori elle a la fâcheuse tendance de s’amoindrir sur les 100m qui relient la boulangerie au domicile familial. Simple : farine, eau, sel, levure ; elle se mange avec tout, ou presque, nature, beurre, confiture, charcuterie, fromage…

   Ce n’est pas du chauvinisme outrageant, mais franchement, quel pays peut se vanter d’avoir un bonheur si innocent à portée de papilles ?

Benjamin GUYOT

J’ai fait le rêve d’un monde … plus ovale que rond ! ! !

novembre 9, 2009

ballon rugby france C’est dans le monde de l’ovalie qu’aujourd’hui la France va rayonner par mes mots. Expression méritée que le peuple anglo-saxon, ennemi sur la pelouse, a définit pour décrire le style spectaculaire du jeu français : le French Flair, nous devenons mythe dans les gradins, et divin sur le terrain.

Pour les grands-bretons, c’est l’ensemble de l’image rugbyesque tricolore qui s’intercale dans cette expression. C’est l’expression par ce terme de l’articulation d’un jeu de XV personnes qui occupe le terrain et les joueurs adverse et qui s’appuie sans crier gare sur un élément de la ligne des trois-quarts (ou de manière plus générale et pour les néophytes, des joueurs de l’arrière). C’est un mélange savant de classe, d’offensivité, de génie stratégique, de fourberies, d’intuition… d’un individu soutenu d’un même esprit par le reste de l’équipe. Il en résulte une passe imprévisible, une course inimaginable, passant souvent par des trous inexistants, pour finir par un aplatissement victorieux de la balle entre les deux poteaux. L’écrivain Denis Tillinac en fait tout un essai dans le « Dictionnaire amoureux de la France ». Lui aussi féru de rugby, il a su comprendre l’importance de cet art de jouer la balle et l’adversaire : « On décèle dans le french-flair un souci du panache et un goût du défi opposable au culte de l’efficacité. Pourquoi « flair » ? Parce qu’il faut sentir le coup, ça relève de l’instinct. Et du désir. Pourquoi « french » ? Parce que s’agissant de guerre, ou de mode, ou de jeu, ou de galanterie, les Britanniques nous concèdent le monopole d’un sixième sens, celui de la divination […] nous avons tort de ne pas nous y fier plus souvent. ».

Benjamin GUYOT

Je parle donc je rayonne …

novembre 3, 2009

langue française Pour commencer à parler du rayonnement culturel de la France, il m’est difficile de ne pas évoquer son premier élément véhiculatoire. La langue française.

Cette langue dite de Molière, dont je vais ici bas faire l’apologie et qui tend à devenir celle de Didier Morville (alias Joey Starr) est la base de l’identité nationale dont l’actualité fait référence en ces jours. En effet, la jeunesse dépravée additionnée aux destructeurs massifs que sont les publicistes, qui nous touchent par le fléau des blogs, tchat, et sms… bien loin des soucis de temps et d’économie qui conduisent à la déformation systématique de nos chères grammaire et orthographe.

Notre langue maternelle, n’est pas non plus ce que certains eugénistes pourraient qualifier de pure. Non ! Notre langue est toute aussi bâtarde que son peuple. Mélange historique de dialectes celtiques auxquelles a été imposé le latin, puis évolution de la langue d’Oïl et l’ajout de divers patois picards, bourguignons, normands, etc, à cela au fur et à mesure de la domination royale sur le territoire. Ce n’est qu’en 1539 que l’ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue administrative et législative. Ce n’est pas pour autant que les méandres de l’administration sont plus compréhensibles mais c’est déjà là un bon début. Aujourd’hui le français est officialisé langue de la République par l’article 2nd de notre Constitution et est surveillée par diverses institutions pour sa promotion et sa protection.

De Buckingham Palace aux Tsars de Russie, le français est la langue officielle et considérée comme noble jusqu’à la seconde guerre mondiale. Aujourd‘hui encore elle est la 6ème langue la plus parlée dans le monde (mais il est vrai que notre population est bien moins importante qu’en Chine et l’envahissement de la culture anglo-saxonne plus imposé). Partout dans le monde il est encore très classe de glisser quelques expressions françaises dans la conversation telles : « rendez-vous », « voulez vous coucher avec moi ce soir ? » (Oui celle-ci fait bizarrement le tour du monde), « pâté » … Toujours langue officielle dans plusieurs institutions : l’ONU, l’UE, les JO, le scoutisme, l’escrime, etc. Ce sont autant d’exemples de la suprématie du français. Peut être par sa complexité, il oblige à la réflexion avant l’énonciation ; chose utile pour ces structures où doivent régner diplomatie et élégance que le français véhicule naturellement.

Mais cette langue, plus que la plupart, comprend des pièges qui font blêmir tout autant les étrangers que nos écoliers. Il n’est certes pas aisé de construire ses phrases comme l’aurait fait Balzac ou Malraux… mais il ne me semble pas déraisonnable de corriger nos « à » à la place de nos « de » (il est pourtant simple de se rappeler qu’on ne dit pas une « crotte à chien » mais bien une « crotte de chien »). Sans parler des liaisons incorrectes, pour les « haricots » dits désormais « z’haricots », issues d’un certain laxisme soixante-huitard de l’Académie Française.

Ne faisons pas pour autant du prosélytisme malvenu. Les patois disparaissent déjà au profit du « verlan ». Gageons déjà simplement à garder la simplicité du français ; qui à l’inverse de toutes mes précédentes phrases, peut être très bien compris sur le modèle « Sujet-Verbe-Complément » !

Benjamin GUYOT