Posts Tagged ‘académie française’

Mer bleue, cheveux blancs, bonnet rouge …

juin 28, 2010

« Mon but n’est pas d’enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d’émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l’on aime ». Il aurait 100 ans aujourd’hui et ni les océans ni les hommes ne l’ont oublié. Jacques-Yves COUSTEAU, l’homme au bonnet rouge, qui occupa de sa caméra les bancs de poissons et ceux de l’Académie Française de sa plume, a marqué le XXème siècle par plusieurs vagues. Officier formé à l’école Navale de Brest il fait ses preuves dans le renseignement puis dans la recherche sous-marine. Il est également l’inventeur du scaphandre autonome moderne et révolutionne ainsi la plongée. Mais nous le connaissons plus aujourd’hui pour son travail d’océanographe et de cinéaste, puisqu’il fût le Commandant mythique de la Calypso qui nous émerveilla les dimanches après-midi. C’est un hommage ici que je souhaite lui rendre. Remercier l’inventeur qui développa le scaphandre autonome et rendit à l’Homme sa liberté « d’aquaphile ». Remercier le scientifique qui donna un sens certain à la gestion du domaine maritime. Remercier l’homme qui offrit au grand public une vision du grand monde sous-marin. Il contribua c’est certain à la grandeur culturel de la France, ce pays qui dans le monde a un accès à tous les océans et en métropole sur trois mers de plus.

Benjamin GUYOT

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Je parle donc je rayonne …

novembre 3, 2009

langue française Pour commencer à parler du rayonnement culturel de la France, il m’est difficile de ne pas évoquer son premier élément véhiculatoire. La langue française.

Cette langue dite de Molière, dont je vais ici bas faire l’apologie et qui tend à devenir celle de Didier Morville (alias Joey Starr) est la base de l’identité nationale dont l’actualité fait référence en ces jours. En effet, la jeunesse dépravée additionnée aux destructeurs massifs que sont les publicistes, qui nous touchent par le fléau des blogs, tchat, et sms… bien loin des soucis de temps et d’économie qui conduisent à la déformation systématique de nos chères grammaire et orthographe.

Notre langue maternelle, n’est pas non plus ce que certains eugénistes pourraient qualifier de pure. Non ! Notre langue est toute aussi bâtarde que son peuple. Mélange historique de dialectes celtiques auxquelles a été imposé le latin, puis évolution de la langue d’Oïl et l’ajout de divers patois picards, bourguignons, normands, etc, à cela au fur et à mesure de la domination royale sur le territoire. Ce n’est qu’en 1539 que l’ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue administrative et législative. Ce n’est pas pour autant que les méandres de l’administration sont plus compréhensibles mais c’est déjà là un bon début. Aujourd’hui le français est officialisé langue de la République par l’article 2nd de notre Constitution et est surveillée par diverses institutions pour sa promotion et sa protection.

De Buckingham Palace aux Tsars de Russie, le français est la langue officielle et considérée comme noble jusqu’à la seconde guerre mondiale. Aujourd‘hui encore elle est la 6ème langue la plus parlée dans le monde (mais il est vrai que notre population est bien moins importante qu’en Chine et l’envahissement de la culture anglo-saxonne plus imposé). Partout dans le monde il est encore très classe de glisser quelques expressions françaises dans la conversation telles : « rendez-vous », « voulez vous coucher avec moi ce soir ? » (Oui celle-ci fait bizarrement le tour du monde), « pâté » … Toujours langue officielle dans plusieurs institutions : l’ONU, l’UE, les JO, le scoutisme, l’escrime, etc. Ce sont autant d’exemples de la suprématie du français. Peut être par sa complexité, il oblige à la réflexion avant l’énonciation ; chose utile pour ces structures où doivent régner diplomatie et élégance que le français véhicule naturellement.

Mais cette langue, plus que la plupart, comprend des pièges qui font blêmir tout autant les étrangers que nos écoliers. Il n’est certes pas aisé de construire ses phrases comme l’aurait fait Balzac ou Malraux… mais il ne me semble pas déraisonnable de corriger nos « à » à la place de nos « de » (il est pourtant simple de se rappeler qu’on ne dit pas une « crotte à chien » mais bien une « crotte de chien »). Sans parler des liaisons incorrectes, pour les « haricots » dits désormais « z’haricots », issues d’un certain laxisme soixante-huitard de l’Académie Française.

Ne faisons pas pour autant du prosélytisme malvenu. Les patois disparaissent déjà au profit du « verlan ». Gageons déjà simplement à garder la simplicité du français ; qui à l’inverse de toutes mes précédentes phrases, peut être très bien compris sur le modèle « Sujet-Verbe-Complément » !

Benjamin GUYOT