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Francigenum Opus

juin 30, 2010

Selon moi et sans chauvinisme aucun (pour une fois) ou presque, cet art est le plus beau et le plus resplendissant. Bien que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, quoi que cela peut amener à des soirées débats passionnantes, cet élévation et cette conception mobilière et immobilière n’a de cesse d’obtenir la bouche admirative et les yeux émerveillés des badauds découvrant le patrimoine comme si chaque était leur première. Il faut dire qu’on ne s’en lasse pas… Des Hôtels de Ville au Cathédrales, des vitraux aux ostensoirs celui que l’on appelle initialement le « francigenum opus » (ndlr : comprendre œuvre francilienne, de par son berceau d’origine, une sorte de Grand Paris allant de la Picardie au Val de Loire et de la Normandie à la Champagne), puis « gothique » cet art nous offre : dentelles de pierres et de métaux, couleurs de pierres et de vitraux
Art développé à la suite du roman durant la seconde moitié des dix siècle de l’âge sombre (ou moyen-âge), c’est un livre de vie, un manuel de catéchisme, un almanach … une Bible de pierre ! Il se caractérise par l’ouverture de ses murs et l’affinement de ses structures, l’élévation de ses tours et la précision de ses éléments décoratifs. Par anachronisme on pourrait citer cette devise du gothique : « citius, altius, fortius ». Arcs en croisées d’ogives, vitraux lumineux, fines colonnes, pinacles, arcs-boutants épurés, rosace, … autant d’élément qui font de cet art évolutif le symbole de la grandeur française des temps médiévaux et qui prouve les progrès techniques et physiques de l’architecture de l’époque. Ce n’est pas tant une rupture qu’une évolution logique des contreforts et des effets arrondis de l‘art roman.
D’abord :
– « primitif » au XIIème siècle, avec l’exemple classique de la Cathédrale Saint-Etienne de Sens et son alternance de piliers forts et fins.
– « classique » fin XIIème et début XIIIème les fameuses cathédrales d’Amiens de Bourges, de Chartres et de Reims, où s’opèrent les premières ouvertures vers la luminosité et la couleur.
– « rayonnant » jusqu’à la première moitié du XIVème siècle, comme Notre-Dame de Paris et les piliers ronds, les premières rosaces…
– « flamboyant » au XVème et XVIème siècle et sa surcharge de dentelles et de détails dont l’exemple le plus connu est la Sainte-Chapelle de Paris.
– « néogothique », qui réapparait au XIXème siècle notamment aux USA mais aussi sur des édifices français gothiques d’origine mais détruits puis reconstruits en dehors de la période susnommée comme la Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans.
A cela s’ajoutent certaines spécificités provinciales comme le gothique angevin pour la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, le gothique normand pou la Cathédrale de Coutances ou encore le gothique anglais comme l’abbaye de Westminster. On le retrouve également en inspiration en Alemagne avec Cologne ou en Espagne plus récemment avec Gaudi… COPIEURS ! ! ! 😉

Benjamin GUYOT

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